top of page

LA SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE

Aussi appelée spondyloarthrite ankylosante il s'agit d'une maladie inflammatoire articulaire chronique qui touche le rachis et les articulations sacro-iliaques. Elle est très souvent associée à d'autres affections.

Elle touche de 0,2 à 1% de la population française.  

La spondylarthrite ankylosante débute entre 20 et 40 ans par des douleurs au bas des reins ou des douleurs dans les fesses (en général). Ces douleurs ne sont pas calmées par le repos mais au contraire sont plus importantes la nuit et le matin au réveil. Elles résistent aux analgésiques comme le paracétamol.

Les symptômes révélateurs sont d'une manière générale :

• Une sciatique ;

• Des douleurs rachidiennes ;

• Une arthrite périphérique ;

• Une douleur inflammatoire du talon ;

L'arthrite sacro-iliaque est constante : ce sont des douleurs fessières irradiant vers l'arrière des cuisses et pouvant simuler des douleurs de sciatique.
Les douleurs lombaires sont fréquentes, accompagnées de raideur surtout matinale, ainsi que les douleurs thoraciques. L'articulation est douloureuse. Si les hanches sont souvent touchées, toutes les articulations peuvent être atteintes.

Les autres signes sont :

• Une iritis ou uvéite antérieure (œil rouge douloureux) ;

• Une urétrite non gonococcique (ou une cervicite chez la femme) ;

• Une diarrhée aiguë contemporaine de l'arthrite ;

• Une sacro- iléite à la radiographie ;

• La présence de l'antigène HLA B27 dans la plupart des cas;

L'évolution de la maladie est imprévisible. Elle évolue par poussées. La spondylarthrite ankylosante bloque progressivement les articulations du bas du dos. Dans les cas les plus sévères, elle va jusqu'à souder la colonne vertébrale en un seul bloc. L'évolution se fait en 10 à 20 ans par poussées qui touchent successivement toutes les articulations.

LES TRAITEMENTS :

• Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ( AINS) sont utilisés en première ligne lors des poussées.

• Un traitement local sous forme d'infiltration (injection intra-articulaire) de corticoïdes ou une synovitorthèse (injection intra-articulaire de substances chimiques visant à détruire la membrane synoviale enflammée) sont aussi parfois pratiqués ; 

• Dans certains cas (cas très sévères ou pathologie associée : psoriasis, rectocolite hémorragique, etc.), un traitement de fond peut être prescrit. Il est basé sur la prise de salazopyrine ou de méthotrexate ou d' azathioprine ou de ciclosporine .

• Les anti-TNF devraient être proposés aux patients ayant une maladie dont l’activité est persistante malgré le traitement conventionnel.

• La kinésithérapie active avec gymnastique respiratoire et posturale est également très importante pour éviter des déformations.

• La chirurgie

Pour les formes de la maladie qui sont très déformantes et ankylosantes, un recours à la chirurgie orthopédique peut s'avérer nécessaire.

• Les appareillages

L'utilisation de béquilles, d'une canne peut parfois aider le patient. De même, le port d'un corset ou des semelles orthopédiques peuvent être nécessaires. 

Vivre avec la maladie

Les poussées douloureuses peuvent être extrêmement difficile à vivre. La douleur et l’épuisement font partie intégrante de cette maladie.  Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à mettre en place un suivi psychologique afin de mieux appréhender sa maladie. 

Il est possible également de se mettre en lien avec des assistants sociaux, une maison départementale des personnes handicapées, ou encore les associations de malades. 

bottom of page